EN GUISE D'INTRODUCTION...
« Je ne sais ce que cette race a fait ; mais il suffit d'être noir pour être capturé, vendu et soumis pour la vie à une servitude humiliante. » (Du Tertre)
Nous ne savons pas non plus, mais tel était le cas pendant plus de trois siècles. L’Afrique noire a été pillée, ses enfants réduits en esclavage et ce pour des raisons qui, si elles sont au départ purement économiques, vont trouver leur justification dans une déshumanisation du nègre et ceci en s’appuyant sur une église catholique complice.
Cela a conduit Montesquieu à cette terrible assertion(*) :
"On ne peut se mettre dans l'idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (...) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens."
La mise en place du code noir en Mars 1685, à l’initiative de Colbert, a permis d’officialiser le système esclavagiste colonial français en définissant l’état et la qualité des esclaves. C’est ce document de l’autorité royale que nous souhaitons mettre à votre disposition ci-dessous. Article par article, vous trouverez un document retranscris dans ses termes originaux ainsi qu’un espace pour recueillir sentiments, réactions et discussions.
Nous ne savons pas non plus, mais tel était le cas pendant plus de trois siècles. L’Afrique noire a été pillée, ses enfants réduits en esclavage et ce pour des raisons qui, si elles sont au départ purement économiques, vont trouver leur justification dans une déshumanisation du nègre et ceci en s’appuyant sur une église catholique complice.
Cela a conduit Montesquieu à cette terrible assertion(*) :
"On ne peut se mettre dans l'idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. (...) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous mêmes chrétiens."
La mise en place du code noir en Mars 1685, à l’initiative de Colbert, a permis d’officialiser le système esclavagiste colonial français en définissant l’état et la qualité des esclaves. C’est ce document de l’autorité royale que nous souhaitons mettre à votre disposition ci-dessous. Article par article, vous trouverez un document retranscris dans ses termes originaux ainsi qu’un espace pour recueillir sentiments, réactions et discussions.
Il n’est bien entendu pas question pour nous de réveiller du ressentiment, de la rancœur ou d’entretenir une quelconque polémique ...
Frantz Fanon ne nous met-il pas suffisamment en garde contre ces travers ? Quelle hauteur, que de sagesse, dans ces paroles livrées par « PEAU NOIRE, MASQUES BLANCS »:
« JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE RECHERCHER EN QUOI MA RACE EST SUPERIEURE OU INFERIEURE A UNE AUTRE RACE.
JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE SOUHAITER LA CRISTALLISATION CHEZ LE BLANC D'UNE CULPABILITE ENVERS LE PASSE DE MA RACE.
JE N'AI PAS LE DROIT, MOI HOMME DE COULEUR, DE ME PREOCCUPER DES MOYENS QUI ME PERMETTRAIENT DE PIETINER LA FIERTE DE L'ANCIEN MAÎTRE. »
… Nous voulons juste permettre à tout un chacun, Noirs, Blancs, Jaunes, Rouges…, à tous de savoir ce qui a existé, de se souvenir que la barbarie, la sauvagerie, la cruauté des puissants n’a jamais eu de couleur.
Serge CHATEAU-DEGAT
(*) : Notons que cette citation est tirée du texte "DE L'ESCLAVAGE DES NEGRES", extrait de "DE L'ESPRIT DES LOIS" (1748). Cet extrait est une prise de position contre l'esclavage dans laquelle l'auteur feint d'être du coté des esclavagistes. Il commence ce texte par une phrase hypothétique qui montre bien qu'il n'est pas d'entre eux ! Cependant cette phrase montre bien un des arguments des esclavagistes de l'époque.
(Merci, notamment à Liann pour avoir signalé la nécessité de cet éclairage.)